15 janvier 2007

In Utero

J'avance le long d'un corridor. Je parcours des salles, grandes tout d'abord, puis de plus en plus petites. Je me retrouve au fond d'un boyau étroit et l'angoisse survient. J'avance, je ne peux plus reculer, je n'ai plus assez de place pour me retourner ou faire marche arrière. Mes épaules, ma tête heurtent les parois. Je ne veux plus aller en avant, et pourtant je n'ai pas le choix. Cette maison qui était accueillante au début, large, lumineuse, c'est changée insidieusement en une cave aux dimensions exiguës où je ne peux plus bouger. Je suis condamné à attendre, là, dans le noir, coincé, apeuré, que quelque chose se passe, mais quoi ?...

Combien de fois ai-je fait ce rêve ?... Et je viens seulement d'entrapercevoir une clef...

19 décembre 2006

Palpitations

Quand je suis entré dans la maison samedi dernier, j'ai tout de suite sentit quelque chose de différent.

C'était évident. La chaleur.

Et pourtant, quelque chose de plus subtil aussi.

Une présence.

Dans la cuisine, elle était, énorme, impériale.

Son doux ronronnement laissait deviner, sans excès, toute l'énergie qui couvait dans ses flancs.

La chaudière pulsait l'eau bouillante dans toute la maison, irriguant chaque artère avec son fluide vital, réchauffant chaque espace, chaque recoi, chaque cavité.

J'ai toujours été fasciné, rassuré par le bruit de la chaudière. Par cette présence réconfortante au coeur de l'hiver : chaleur, eau chaude, chauffage... Et par ce petit quelque chose, cette présence discrète, cette âme de la maison.

Chaleur. Douceur.