04 avril 2006

De l'idéal

 

C'est quoi, l'homme idéal ?...

  • Un homme beau et musclé ?
  • Un homme aux yeux rieurs et au regard incendiaire ?
  • Un homme tendre et attentionné ?
  • Un homme aisé ?
  • Un homme intelligent ?
  • Un homme sensible et compréhensif ?
  • Un homme qui partage mes goûts ?
  • Un homme qui sais prendre des décisions, et s'y tenir ?
  • Un homme qui assure au lit ?

 

Non, rien de tout cela, en fait. C'est avant tout un homme qui m'accepte comme je suis, avec mes millards de défauts, de doutes, d'interrogations, et qui me fait entrer dans sa vie, dans une relation où je ne perçois, pour une fois, aucune angoisse.

13 mars 2006

Fidélité ?

"Je suis fidèle mais pas exclusif".
La première fois que j'ai entendu cette phrase, il y a bientôt 3 ans, j'ai été horrifié, choqué. J'étais encore avec Jérôme à cette époque, mais il était loin de moi (en Norvège) et me manquait terriblement.
Cette phrase, c'est Silver, le copain de Bruno, qui l'a prononcé.
Bruno, je l'avais rencontré à Toulouse quelques mois auparavant.
Il avait lui même rencontré Silver presque 10 ans plus tôt, dans un sauna. Depuis ils ne s'étaient jamais quittés, tout en s'autorisant des aventures chacun de leur côté. Un mode de fonctionnement qui me choquait profondément, pour moi l'infidélité était une trahison terrible, impardonnable. On ne pouvait pas tromper quelqu'un qu'on aime.
Il y a quelques mois, j'ai pour la première fois trompé quelqu'un. Je sais exactement pourquoi je l'ai fait, je sais aussi que je n'étais pas amoureux, malgré tout l'affection que je portais à mon copain. Mais cela m'a tout de même fait passer de l'autre côté de la barrière. Je me suis rendu compte que moi aussi, je pouvais trahir la confiance de mon copain.
Maintenant, je me trouve confronté au problème à un niveau bien supérieur. Je me suis laissé séduire (non sans résistance) par un garçon qui m'a très vite dit qu'il ne pouvait pas me promettre d'être fidèle. D'autant plus que nous n'habitons pas la même ville. Dans à peu près n'importe quel autre cas j'aurais refusé sans état d'âme d'avoir une relation suivie avec ce garçon. Le problème, c'est qu'il semble m'accorder bien plus d'importance que ne l'a fait aucun autre avant lui. Alors ? ai-je affaire à un désiquilibré, à un manipulateur ? Que dois-je penser d'un gars qui me dit "je tiens beaucoup à toi" mais ne peut pas se contenter que de moi ? Dois-je faire taire ma petite voix intérieure qui me dit : "tu te laisse embobiner par ses belles paroles... Ca ne mènera à rien... il est bien faible, lâche, s'il ne peut pas rester une semaine sans tomber dans les bras d'un autre." Quand on est homo, peut-on se permettre d'être infidèle dès le premier jour sans construire une relation sur du sable ?
Alors quoi ?... Je suis libre, à tout moment je peux choisir de rompre avec lui. Dois-je le faire ? le ferais-je ?...
Fidèle, mais pas exclusif ?... ou pas exclusif, mais fidèle ?...

11 mars 2006

J'ai épousé un serial baiseur

Bon, tout est dans le titre (désolé pour la vulgarité mais ça correspond assez bien à la réalité...)

J'ai résisté toute la semaine, en étant très chiant, posant plein de questions existentielles, mettant en avant tout un tas de difficultés dont ma propre cmoplexité. Rien n'y a fait, il a franchit les obstacles les uns après les autres. J'ai beau me dire que toutes ses belles paroles, c'est du flan, il n'empêche que jamais aucun mec ne m'avait autant donné en une semaine. La solution de facilité serait de tout arrêter demain, à 15 h, quand mon train partira de la gare Montparnasse. No more tears. Mais puis-je vraiment fermer à nouveau la porte au nez de celui qui, pour la deuxième fois, se montre plus attentionné, plus pressé de me revoir, plus motivé à avoir des projets qu'aucun autre garçon auparavant ?

Je suis profondément partagé. Au fond de moi, je me dit qu'un garçon comme lui qui s'intéresse à un garçon comme moi, c'est forcément louche. Ce n'est pas rationnel, je ne peux pas y croire. Ca ne peut pas durer. De l'autre côté, de la franchise, des étreintes passionnées, un dépistage, une écoute attentive, des cadeaux - plus en sept jours que la plupart des garçons en trois mois. Comment ne pas succomber ?

Comment rester de marbre quand je me perd dans ses yeux noisette ?...

01 mars 2006

Animaux de compagnie

Trouvé ce lien sur le blog de Gally (à la ciboulette) :

Desseins (des filles qui en ont) : animal de compagnie

Ca vient un peu alimenter mes réflexions du moment !

Enjoy !

Chacun cherche son chauve

Philippe, la quarantaine, La Rochelle.

Mon premier chauve.

Benjamin voudrait véhiculer la rumeur comme quoi les chauves seraient généreusement dotés par mère Nature.

C'est vrai.

Oh my

God !

Comme des lapins

Il m'a fallut cette chouette BD de Ralf Köning pour me dérider hier soir. Non pas que j'attendais encore quelque chose de la gent masculine, mais on peut toujours espérer parfois qu'ils y "mettent les formes". Enfin, comme le déménageur poilu de la BD, un bourrin reste un bourrin, même s'il peut être en certaines occasion d'une sensualité incroyable.

20 février 2006

Faire le deuil du Prince Charmant

Depuis quelques semaines, je suis envahi d'une espèce de tristesse sourde. Elle s'estompe quand je passe de bons moments avec mes amis, mais revient dès que je suis seul, ou face à mon ordinateur.

Cela a commencé fin décembre, alors que ma séparation avec Christophe était inéluctable. Mais ce n'est pas tant cette aventure que l'accumulation, depuis un an, de rencontres n'ouvrant pas vraiment de belles perspectives : Sébastien, Jérôme, Pierre... Ceux qui se cachent, ceux qui ne s'assument pas, ceux qui sont "trop" indépendants, ceux qui sont "déjà pris" et ceux qui veulent "tout, tout de suite"...

Je ne suis pas en train de dire que je suis parfait et que "tous les autres sont nuls", car moi aussi, j'ai mes tarres. A 27 ans, je n'ai jamais partagé mon appartement avec un copain, ne serait-ce qu'une semaine, et je crois bien que j'en serais incapable, incapable de faire aucune concession en fait. Il faudrait qu'il soit gentil, affectueux sans être envahissant, bon amant sans être obsédé, cultivé et ouvert, indépendant financièrement sans être drogué du travail, etc. En fait, il faudrait que je me clone, je ne vois pas d'autre solution...

Autour de moi le même constat s'impose. Homo ou hétéro, jeune ou moins jeune, même combat : dès lors qu'on est un peu indépendant, un peu exigeant, en bref à moins d'être prêt à tout pour ne pas l'être, on reste immanquablement seul. Et avec des choses comme l'affaire B&B (non non, pas bed & breakfast), l'indisponibilité de Jérôme n°2 (enfin, n°2 en 2006), encore des petits détails qui me font penser qu'il est temps de faire le deuil du Prince Charmant.

Comme je ne suis pas près à faire des compromis comme sortir avec un idiot, avoir une relation à distance ou devenir hétérosexuel, je vais finir mes jours seuls (je l'ai déjà écrit ici, ça). Plutôt seul que mal accompagné. Recopiez moi celà un million de fois, jusqu'à ce que ça passe...

02 février 2006

Pourquoi je vais attaquer Disney

J'ai déjà évoqué sur ce blog la possibilité d'attaquer la méga entreprise Disney. En voici l'explication...

Dans notre enfance, on nous transmet, par différents biais, des valeurs, des idéaux.

Ce peut être par les livres, par la voix de nos parents, par les exemples qui se vivent sous nos yeux, par la télévision, les disques, etc. On nous apprend ce qui est bien et ce qui est mal, la politesse, autrement dit des "valeurs", en plus bien sûr de ce qui relève de la "connaissance" (lire, écrire, etc.).

Parmis toutes ces valeurs, il y en a une qu'on m'a assénée de toute part, à toutes les sauces, et par tous les moyens, c'est celle de la belle princesse et de son prince charmant. Et moi, je l'ai tellement bien intégrée, que pendant des années j'ai pensé "un jour mon prince viendra".

Or la vie n'est pas comme ça, on se marie par hasard ou par intérêt mutuel, et rarissimes sont les couples heureux et épanouis, libres et solidaires, qu'on voit batifoller dans des décors somptueux de parcs, jardins, châteaux enchantés bon j'arrête mon délire.

Je pourrais donc attaquer Disney, grand pourvoyeur de ces clichés à l'eau de rose, pour préjudice moral, puisque maintenant je vais passer le reste de ma vie sous antidépresseurs pour ne pouvoir jamais atteindre un idéal qu'on m'a peint pendant des années comme but ultime de l'existance (puisque les dessins annimés se finissaient toujours par les retrouvailles du prince et de la princesse) !

J'aurais au moins la satisfaction d'avoir des sous pour me payer des escorts ! ;-) 

25 janvier 2006

Bus encounter

Dans le bus de retour du bureau, ce soir, un jeune gars s'assoie sur le siège en face de moi. Il a sans doute dans les 22, 23 ans. Le look typique de l'étudiant en fac de science (je sais de quoi je parle, j'y ai passé trois ans). Le visage couvert de boutons, une barbe rare et pas rasée depuis plusieurs jours, les cheveux en bataille, un jean couleur crème, une accumulation de sweat / polo / tshirt, des chaussettes blanches et des mocassins. Des lunettes cerclées de noir. Des écouteurs colés aux oreilles, reliées à un baladeur numérique au look "techno" (gris avec plein de... boutons, lui aussi).
Bon sang. Ces chaussettes blanches dans les mocassins. C'est pourtant domage, il a les yeux sombres et plutôt une belle gueule, s'il prenait un peu soin de sa peau.
Hurgh, le détail qui tue : la gourmette au poignet droit. Je suis désolé mais j'ai toujours trouvé ça super "plouc". Voyons voir... Qu'est ce qu'il y a écrit dessus... C... n... non h.... C. h. r. i. s. t. o. p. h. e.
Et merde.

22 janvier 2006

Partage...

Ce billet devait s'intituler "Pourquoi je finirais seul, dévoré par mes chats", mais après la discution que j'ai eue hier soir avec Alexis, je vais me la jouer moins drama queen.
Depuis ma rupture avec C., et même depuis un peu avant sans doute, je me pose bien sûr des tas de questions sur la possibilité d'une "vie à deux", d'une vie de couple ordinaire. Une partie de la soirée d'hier portait sur les "nouveaux modèles" de foyer, de familles : mères célibataires, familles recomposées, homoparentalité, etc. Si l'idée d'une vie à deux me taraude, constitue une sorte d'idéal à atteindre, je dois dans le même temps admettre qu'il y a très peu de couples (homos ou hétéros) que j'envie. Quelques très rares couples de ma connaissance dégagent un sentiment d'harmonie et d'entente, c'est certain. La plupart sont des couples hétéros. Mais on ne sait jamais ce qui se passe dans un couple en apparence "harmonieux". D'autre part, la vie à deux implique souvent beaucoup de concessions, que je ne suis peut être pas, malgré tout, prêt à faire.
La discution a ensuite dérivé sur le thème du partage. Je me souvient très clairement, en 1999, à Bath, avoir écris un mail à Matt, un collègue anglais étudiant en PhD de chimie, qui contenait la phrase suivante : "I think the keyword is sharing". Cette phrase m'est soudain revenue hier soir quand Alexis a pornoncé le mot "partage". C'est le partage de nos expériences qui leur donnent toute leur saveur. Mais des instants partagés peuvent l'être avec des amis, des amants, et pas nécessairement un hypothétique amoureux.
La vie à deux peut entraîner bien des déceptions et des frustrations (l'attente, le mensonge, l'amour non partagé, l'adultère) que l'amitié nous éparge. Je cherchais depuis le début de l'année une "ligne de conduite" pour les mois à venir : je pense l'avoir trouvée. Privilégier la créations d'amitiés nouvelles plutôt que la multiplications d'aventures sans avenir, consolider les amitiés existantes, et rechercher des amants sincères plutôt que des amours trompeuses.

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